Autogreffe et maladie de Hodgkin réfractaire ou en rechute : l’important c’est le TEP avant autogreffe.
Ce n’est pas une information révolutionnaire que nous communique le Memorial Sloan-Kettering de New-York mais plus une confirmation. Si la maladie de Hodgkin (MH) reste une pathologie avec un pronostic globalement plutôt favorable, il existe malheureusement une fraction de patients qui rechutent ou qui ne répondent pas à la chimiothérapie. Pour ces patients, l’autogreffe reste la stratégie de recours de première intention. L’émergence des nouvelles techniques d’imagerie a particulièrement modifié les stratégies thérapeutiques. Dans ce travail publié dans le BJH, nos collègues new-yorkais ont étudié l’impact de l’imagerie fonctionnelle (Gallium ou au 18FDG) pré-greffe sur le devenir des patients. 105 patients entre 1998 et 2003 ont été traités par ICE en rattrapage puis autogreffe. La stratégie thérapeutique était adaptée au nombre de facteurs de mauvais pronostics (rechute à moins de 1 an, symptôme B et/ou atteinte extra-ganglionnaire) et le traitement variait aussi selon l’utilisation ou non de la radiothérapie en première ligne. Le suivi médian est de 7 ans. L’EFS à 4 ans est de 56% et l’OS de 72%. Au moment de l’autogreffe, 90% des patients avaient une maladie en réponse à l’ICE. Plus que le nombre de facteurs pronostics présent à la rechute, la persistance d’une activité métabolique pathologique en pré-autogreffe est hautement prédictif de la survie. Pour les patients en RC sans image pathologique en pré-greffe, l’EFS à 4 ans est de 77% contre 33% pour les autres. Conclusion, avant d’autogreffer un patient avec une MH en rechute ou réfractaire, il faut obtenir la RC métabolique. Le problème c’est que l’on n’y arrive pas toujours...