Akt est activé dans les cellules de LLC : cette activation délivre un signal de survie. Un intérêt évident des inhibiteurs d’Akt dans la LLC.
Akt est actif, c'est-à-dire phosphorylé sur la sérine 473 et la thréonine 308 dans les cellules de LLC. Le taux inférieur à celui observé dans les cellules de lymphome à cellules du manteau. Quand Akt est activé, la survie cellulaire est autorisée. Le traitement in vitro des cellules de LLC par LY296002, un inhibiteur de Pi-3K, empêche la réactivité avec l’anticorps anti-p-Akt (Thréonine 308) mais pas la réactivité avec l’anticorps anti-p-Akt (Sérine 473). La présence d’Akt actif est détectée non seulement dans les cellules fraîches de LLC mais aussi dans les cellules cryopréservées. L’inhibition d’Akt induit l’apoptose des cellules de LLC. Le traitement in vitro des cellules de LLC par des inhibiteurs d’Akt, comme A-443654 et Akti-1/2, inhibe la phosphorylation de GSK-3, un substrat d’Akt immédiatement en aval. Ces deux inhibiteurs induisent aussi de façon dose dépendante l’apoptose des cellules de LLC, contrairement à l’absence d’effet sur les cellules mononuclées sanguines normales. Les auteurs démontrent aussi que l’apoptose induite par l’inhibition d’Akt touche les voies GSK-3/MCL1 mais aussi la voie p53. Si les cellules sont exposées avec A-443654, l’expression de MCL1 diminue avec le temps alors que l’expression de BCL2 reste relativement constante. Si les cellules sont mises en présence de MG-132, un inhibiteur du protéasome, une apoptose importante des cellules est observée ; elle est associée à la présence d’une expression importante de MCL1. Si les cellules sont exposées à A-443654 et MG-132, l’inhibiteur du protéasome empêche la dégradation de MCL1 induite par l’inhibiteur d’Akt. Enfin, les cellules avec dysfonctionnement de p53 sont plus sensibles à l’induction d’apoptose par A-443654 par rapport aux cellules sans anomalie de p53. Des études in vitro montrant le potentiel thérapeutique des inhibiteurs d’Akt dans la LLC.