Intérêt de la cytométrie pour l’indication des ASE dans les SMD.
Des anomalies cytométriques sont fréquemment observées dans les syndromes myélodysplasiques (SMD) et possèdent un impact pronostique important. Elles correspondent le plus souvent à l’expression de marqueurs aberrant comme le CD7 ou le CD5 ou en la perte de marqueurs myéloïdes comme le CD33. Les SMD de faible risque se manifestent le plus souvent par une anémie pour laquelle l’utilisation d’EPO associée ou non à du G-CSF constitue la première ligne thérapeutique. Ce traitement par agent stimulant l’érythropoïèse (ASE) améliore le confort et prolonge la survie des malades. Les besoins transfusionnels et le niveau d’érythropoïétinémie avant traitement définissent les facteurs prédictifs de la réponse. Ces deux paramètres permettent en effet de distinguer trois groupes de malades ayant des taux de réponses de 74%, 23% et 7%. Westers et al ont corrélé la réponse à l’EPO+/- G-CSF aux données cytométriques chez 46 SMD de faible risque. De façon intéressante, des anomalies cytométriques étaient identifiées chez certains patients ayant des critères favorables de réponse aux ASE mais chez lesquels ce traitement échouait. L’analyse multivariée retenait, avec les besoins transfusionnels et l’érythropoïétinémie, ces anomalies cytométriques comme facteur prédictif indépendant de la réponse aux ASE. La combinaison des trois paramètres permettait d’affiner la prédiction de réponse en définissant trois groupes aux chances de réponse de 94%, 17% et 11%.